Le patronage en couture : techniques et démarche
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Le patronage en couture, c'est l'étape clé pour passer du croquis du styliste au patron papier ! C'est la modéliste ou la patronnière qui s'en charge. Il existe plusieurs techniques, chacune avec ses avantages. Pour découvrir comment ce processus se déroule en pratique, lisez nos coulisses de conception d'un modèle ! Et si vous débutez, commencez par comprendre un patron de couture quand on débute.
1. La coupe à plat
On part d'un patron de base (corsage, jupe etc.) sur lequel on vient travailler à la main. On place les découpes, les pinces, les poches... Ensuite, on extrait une à une chaque pièce, puis on y ajoute les valeurs de couture. C'est assez visuel car on a le patron à la bonne échelle sous les yeux. On voit aussi directement les conséquences de nos actions : "si je coupe par ici pour le passage de pince, où est-ce que la découpe va s'ouvrir ?" C'est très intéressant à pratiquer au début pour comprendre et anticiper les manipulations.
J'utilisais beaucoup cette technique avant de pouvoir investir dans du matériel plus professionnel.
2. Le patronage sur ordinateur (CAO)
La conception assistée par ordinateur (CAO) repose sur le même principe que la coupe à plat, mais via un logiciel spécialisé : Lectra Modaris, Vetiexpert, Gerber... À l'école j'ai été formée sur la suite Lectra, mais pour Môme je me suis équipée de Vetiexpert ! J'ai d'abord créé et enregistré mes bases dans ma librairie et je viens les retravailler pour chacun de mes modèles.
Cette technique est plus rapide et plus précise qu'à la main, mais demande un investissement financier et un temps de prise en main.
3. Le moulage
Le moulage, c'est la technique que j'aime le plus. On n'a besoin que d'un mannequin avec ses bolducs et de toile à patron. On vient mouler la toile sur le mannequin en la caressant pour qu'elle épouse bien ce corps. On sent la matière, les plis, les volumes... Il faut de la patience et de la délicatesse. À travers la toile, on aperçoit les bolducs qui serviront de repères : lignes de poitrine, de taille, tête de manche...
Une fois le modèle moulé, on le récupère à plat pour en tracer les contours et y ajouter l'aisance. On vérifie les longueurs d'assemblages, on ajoute les valeurs de couture et voilà : le patronage est terminé ! Parce qu'elle demande du temps, cette technique se pratique surtout en haute couture ou pour des détails spécifiques.
Démarche commune à toutes les techniques de patronage
Peu importe la technique choisie, on commence toujours de la même manière. Les patrons se tracent par moitié : on ne trace qu'un demi-devant et un demi-dos (la norme veut qu'on travaille le côté droit).
D'abord, on trace une ligne verticale (la ligne de milieu dos), puis des lignes perpendiculaires pour la poitrine, la taille, les hanches et le bassin. On détermine ensuite les largeurs par rapport à la taille, on place les pinces, puis on relie chaque point pour obtenir le contour du patron de base.
Le patronage est avant tout de la géométrie ! Armez-vous d'une règle japonaise, d'un perroquet ou d'un pistolet et tracez vos lignes et courbes. Pour aller plus loin, découvrez comment placer ses patrons de couture comme une pro. Envie de vous lancer dans votre premier hack de patron ? Découvrez notre leçon de modélisme n°1 : hacker un patron de couture ! 🧵